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 comment devenir une icone lesbienne

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zuki76
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MessageSujet: comment devenir une icone lesbienne   Sam 20 Mar - 13:49

Citation :
Comment devenir une icône lesbienne?

La parution d’un récent sondage élisant les vingt icônes les plus gay de tous les temps le confirme: on connaît les icônes gay et on sait – plus ou moins – comment le devenir. Mais qu’en est-il du côté des lesbiennes?


Le sondage, auquel ont répondu plus de 5000 spécimens homos mâles, et british, précisons-le, a élu les vingt personnalités les plus représentatives de la culture gay. Dix hommes, dix femmes et les grands gagnants dans leur catégorie: Elton John et Judy Garland. Pas des perdreaux de l’année donc! Sur les dix lauréats mâles, on retrouve un seul hétéro – David Beckham, et sur les dix élues féminines, neuf hétéros et un personnage drag queen, Lily Savage. A part peut-être Jésus et Cristiano Ronaldo, il n’existe pas beaucoup d’autres hommes susceptibles de figurer sur cette liste: tous y sont déjà, de Freddy Mercury à George Michael en passant par Oscar Wilde. Au contraire, la liste des femmes considérées comme des icônes gay peut être allongée presque à l’infini: à Madonna, Cher, Kylie Minogue et Liza Minnelli peuvent s’ajouter de nombreuses chanteuses et actrices actuelles. Bref, on trouve parmi les icônes gay essentiellement des femmes, qui plus est hétéros. D’où cette interrogation: pourquoi ont-elles plus de facilité à accéder à cette consécration?


Certaines célébrités, par leur attitude gay friendly, par des chansons ambigues, par des scènes explicites, en public ou au cinéma, accèdent facilement au statut d’icône gay. On peut penser ici à Britney Spears, Sharleen Spiteri du groupe Texas ou Catherine Deneuve après son baiser torride avec Susan Sarandon dans Les Prédateurs. Mais souvent, ça ne suffit pas. Les personnalités «icônisées» ont d’autres qualités indispensables, comme une part de mystère, d’excès, voire de scandale. En surfant sur des forums gay, on trouve certains adjectifs venant compléter la liste des critères: une icône gay doit être «fascinante», «charismatique» et «énigmatique» et doit avoir un caractère fort tout en faisant preuve de fragilité et de sensibilité. «Les gay ont besoin d’icônes comme support de projection et recherchent la part de féminité qu’ils ont en eux, malgré leur corps d’homme», explique Nic Ulmi, rédacteur mode du magazine Edelweiss. «Les Drag Queen, par exemple, ont la conviction d’incarner la féminité mieux qu’une femme.»


Les femmes préfèrent les femmes

Doit-on en conclure que chez les filles le phénomène est identique, à savoir qu’on portera aux nues majoritairement des hommes virils et hétéros? Eh bien, c’est tout le contraire. De manière générale, les lesbiennes ne s’identifient pas à des hommes et ne cherchent pas à incarner un idéal masculin. Leurs icônes sont des femmes, souvent lesbiennes, bisexuelles ou du moins à la sensualité trouble, au fort tempérament et assumant leurs actes. Moins glamour, tout ça, car ces femmes servent davantage de modèles positifs que de figure identificatoire. Une personnalité charismatique, véhiculant une image positive de la communauté homosexuelle aura toutes ses chances d’entrer au Panthéon. Les rares hommes qu’on retrouve sur une liste sont souvent des «gueules» bien particulières, (Iggy Pop ou Mick Jagger) ou des visages aux traits féminins, comme Johnny Depp à ses débuts ou encore James Dean.


Attention toutefois à ne pas confondre célébrité et icône: tant pour une femme que pour un homme, si une célébrité fait son coming out, elle n’accèdera pas pour autant au statut d’icône. Elle deviendra emblématique pour un temps, sera beaucoup citée, mais seule la durée du phénomène décidera de l’«icônisation». Ainsi, on se souvient encore aujourd’hui de Colette, Ella Maillard, Anne-Marie Schwarzenbach, Virginia Woolf, Françoise Sagan, Louise Brooks, Marlène Dietrich, Greta Garbo ou Frida Kahlo.


Chacune cherche son icône

On ne peut pas être une icône tout court, on doit l’être pour quelqu’un ou pour un type de public. C’est pourquoi il existe des icônes universelles, qui font consensus, et des icônes plus personnelles, selon la culture ou la génération par exemple, dans laquelle certaines lesbiennes se reconnaissent et d’autres non. «Mes icônes personnelles n’ont pas d’influence sur mon travail», confie la jeune performeuse Sonia Rickli, «mais elles m’ont aidé à me construire pour avoir au final une personnalité propre.» Il paraît donc important d’avoir quelqu’un à prendre comme modèle. A la liste des «anciennes» on peut encore ajouter Peaches, Jodie Foster, Annie Lennox – qui n’est pas lesbienne, mais s’est beaucoup inspirée du milieu lesbien au niveau du look – Amélie Mauresmo, Juliette ou Muriel Robin. Dans cette liste, non-exhaustive, la dose de glamour est inégale, mais toutes ont gagné leur statut grâce à une forte personnalité, un mode de vie relativement peu conformiste, une sensualité indiscutable et une grande ouverture d’esprit. Tout ça, c’était avant les années 2000. A cette époque, c’était encore uniquement le milieu qui élisait ses icônes. Le développement de la presse people, la nouvelle visibilité des starlettes et enfin, l’avènement de la télé-réalité ont tout révolutionné comme nous l’explique Stéphane Bonvin, journaliste au quotidien Le Temps: «Au début du nouveau millénaire, les journaux et la télévision ont laissé tomber une barrière de pudeur et imposé un culte de la transparence. La célébrité se construit désormais sur casting, les gens sont mis dans des rôles définis, habillés et dirigés, avec, parmi les candidats et dans le désordre, les gentils et les méchants, les bimbos et les intellos, les gays et les hétéros. Dans le même temps, on fait croire à une spontanéité et à une réalité totale. C’est ainsi que les médias dictent les codes et créent des icônes, mettant sur pied un véritable marché, important mais éphémère. Lindsay Lohan est une des victimes d’un dénigrement systématique et la presse en fait une sorte d’anti-icône, actrice ratée et fausse lesbienne.» Certaines stars s’emparent elles-mêmes de cette «supercherie» et se créent un rôle. Lady Gaga est un exemple typique de la personne transgressive qui joue le jeu. Celle qui squatte depuis deux ans les pages des tabloïds et les hauts des charts, en militant plus ou moins sincèrement pour les droits des homosexuels, en jouant avec les codes du look et de la culture LGBT, a conquis un marché florissant. Se revendiquer lesbienne a d’ailleurs un aspect «cool et branché» chez les starlettes ou jeunettes.


En tous les cas, face à l’industrie, les mœurs ont tout de même réellement évolué et, dans le show-business du moins, il est moins dangereux pour sa carrière ou pour son image d’avouer publiquement son homosexualité, et les coming out médiatisés de stars – parfois pour éviter un outing de la presse – sont de plus en plus fréquents. Une des dernières icônes en date est Beth Ditto, chanteuse des Gossip, apparue sur le devant de la scène assez récemment.

Clamant fièrement son homosexualité et militant sur les plateaux télé pour les droits des LGBT, elle fédère autour d’elle un large public conquis et ravi de trouver une personne entière et qui s’assume telle qu’elle est.

Dernier constat: ces dernières années, les personnages de séries TV, récentes et plus anciennes, (Shane, Xena, Wonder Woman ou Samantha Jones) ont fait leur apparition dans la liste des icônes. La réalité est-elle si décevante qu’il faille se réfugier dans l’univers fictionnel? Ou au contraire, la multiplication de caractères homos et la tolérance montrée dans la fiction ont-elles des répercussions si positives dans la vie réelle que ces personnages méritent leur place au Panthéon au même titre qu’une personne en chair et en os? A suivre…

GabrielleCottier
source 360
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